Vol sur chantier : deux fois plus d’engins dérobés entre 2020 et 2021

vol sur chantier

De récentes études sur les vols ciblant les entreprises, et particulièrement le secteur du BTP, sont sorties. Elles révèlent que les vols sur chantier se multiplient, notamment sur les véhicules et les matériaux. Entre 2020 et 2021, les vols d’engins du secteur BTP ont doublé.

Toutes les données chiffrées utilisées dans cet article sont issues de l’Ofices (Observatoire français de l’industrie, du commerce et des services), de l’Argos (groupement d’intérêt économique réunissant plusieurs assureurs français) et de l’Observatoire des vols Coyote.

Une entreprise sur trois concernées par des vols

Parmi les véhicules volés (un vol toutes les 4 minutes en France en 2021), si les voitures (notamment les SUV, +40% de vols par rapport à 2020) et les motos sont les plus nombreux, la sinistralité des véhicules professionnels augmente de 6% (12,5 véhicules sur 1000) alors que celle des engins de chantier BTP a pratiquement doublé entre 2020 et 2021 pour atteindre 23 véhicules dérobés sur 1000.

Une tendance confirmée par une étude, celle de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) Auvergne-Rhône-Alpes effectuée en avril 2022 sur 9 000 entreprises. Cette étude révèle que 7% des entreprises déclarent avoir été victimes de vol de matériaux sur chantier ou en entreprise, et 4% de vol de carburant.

Une autre étude explique qu’une entreprise sur trois a été victime d’au moins un vol d’engins de chantier en 2021. Parmi eux, 42% des engins dérobés se trouvaient dans un lieu fermé ou sécurisé au moment du vol (sous-sol, chantiers, entrepôts). 

Vol sur chantier : entre 1 à 2 milliards de dommages

Le phénomène des vols sur chantier n’épargne aucun métier du BTP et coûte cher à l’ensemble du secteur. Selon les estimations, son coût atteint en effet entre 1 et 2 milliards € par an.

Parmi les véhicules professionnels volés, on retrouve :
  1. les engins de chantier arrivent en tête (23 sur 1000) ;
  2. suivi des poids lourds (9,2 sur 1000) ;
  3. des véhicules utilitaires (4,7 sur 1000).

Les artisans autant ciblés que les grandes entreprises

Les vols impactent autant les grandes entreprises que les artisans. En revanche, les constructions neuves sont plus ciblées que les autres. Facilement revendable et à forte valeur ajouté, cette liste de matériaux est privilégiée des voleurs :
  • équipements sanitaires,
  • baignoires,
  • WC,
  • tableaux électriques,
  • portes,
  • fenêtres,
  • outillage électroportatif (perceuse, perforateur, meuleuse, scie sauteuse, etc.) …

Bien entendu, les engins sont aussi concernés, tout comme les équipements informatiques installés dans les locaux de chantier.

Les trois raisons des vols

Trois typologies de vols ressortent :

1/ La revente ou l’export ;

2/ Le désossage pour revendre en pièces détachées ;

3/ L’usage personnel. Olivier David, directeur Commercial France de Coyote, parlait de ce phénomène dans la presse spécialisée : « Je ne sais pas si c’est la Covid-19 qui a généré ça, mais vous avez des entrepreneurs qui se disent : ’’Moi j’aimerais bien avoir mon propre matériel pour mon propre usage ou monter ma petite entreprise de BTP (…), le plus simple c’est que je me serve chez le voisin. ’’ Donc nous avons vu des vols, où l’engin est remaquillé et réutilisé. Et comme peu d’engins ont une plaque d’immatriculation, peu d’engins circulent sur les voies publiques, donc le risque d’attraper un engin est assez faible. »

Les vols sont souvent commis à l’échelle du territoire et par plusieurs réseaux organisés, parfois d’envergure internationale. L’étendue des réseaux rend leur démantèlement complexe par les forces de l’ordre.

Vol sur chantier : il aboutit 9 fois sur 10

Dans plus de 90% des cas, les voleurs font mouches. Le taux de récupération d’engins de chantier volés oscille entre 0 et 11% selon le type d’engin.

L’Ofices a mené une enquête pour mesurer les coûts indirects des vols sur chantiers.

Les entreprises concernées déclarent que le vol d’engins a entrainé :

Les conséquences plus lourdes pour les PME

En termes de conséquences, les petites et moyennes entreprises (PME) sont plus lourdement impactées. Ces dernières se retrouvent en effet bloquées entre des coûts directs pour compenser la perte des engins (location/ rachat de matériel, modernisation d’engins très vieux…), et indirects, liés à une désorganisation de chantiers, qui concerneraient 77 % des entreprises (voir infographie).
Ces pertes représentent pour 40 % des entreprises des coûts directs de plus de 10 000 euros, pour 20 % des coûts indirects supérieurs à ce même montant.
vol sur chantier

Pour lutter contre ce fléau, la meilleure solution reste de s’équiper de solutions de géolocalisation. À l’aide de traceurs GPS, le véhicule dérobé est régulièrement retrouvé.

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