RÉPONSE DIRECTE
Tracer quelqu’un sans consentement est un délit pénal (Art. 226-1 du Code pénal). Pour les entreprises, la géolocalisation des véhicules est autorisée sous conditions : informer les salariés, consulter le CSE, respecter le RGPD. Dans la sphère privée, seul le suivi des enfants mineurs à des fins de protection est admis. Sanctions : jusqu’à 1 an de prison et 45 000 € d’amende pour les particuliers, jusqu’à 20 millions d’euros pour les entreprises.
Le principe du consentement
En France, localiser une personne à son insu — via un traceur GPS, une application mobile ou tout autre dispositif — est un délit pénal. Pas une infraction administrative, pas une simple amende. Un délit.
Article 226-1 du Code pénal : est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende le fait de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui en captant, enregistrant ou transmettant, sans son consentement, des informations permettant de localiser une personne.
L’interprétation jurisprudentielle est établie : installer un dispositif permettant de suivre les déplacements d’une personne sans son accord entre dans le champ de cet article. Le consentement doit être informé, explicite et libre — pas une clause perdue dans un contrat de 40 pages. Une information claire, avant le début du traçage, visant la personne tracée elle-même.
💡 À noter : si votre véhicule est régulièrement conduit par d’autres personnes — livreur, commercial, conjoint — ces personnes doivent également être informées. Le propriétaire du bien ne peut pas consentir à la place des utilisateurs.
Les employeurs peuvent-ils tracer leurs salariés ?
C’est le cas le plus fréquent — et celui où les entreprises font le plus d’erreurs. Oui, un employeur peut équiper ses véhicules d’une solution de géolocalisation professionnelle. Mais le cadre légal est précis, et l’ignorer expose à des sanctions sévères et cumulables.
Ce que dit le Code du travail (L.1121-1, L.1222-3)
Deux articles du Code du travail encadrent directement la géolocalisation des salariés :
Article L.1121-1
Aucune restriction aux libertés individuelles ne peut être imposée si elle n’est pas justifiée par la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché. Toute surveillance doit être nécessaire et proportionnée.
Article L.1222-3
L’employeur doit informer le salarié de tout dispositif permettant de collecter des informations personnelles le concernant. Cette information doit être préalable à la mise en place du traitement.
Ces deux textes posent les trois piliers de la légalité : nécessité, proportionnalité, information préalable. Un traceur déployé sans respecter ces conditions est contestable devant les prud’hommes — indépendamment des sanctions CNIL.
Usages autorisés par la CNIL
La CNIL admet la géolocalisation des véhicules professionnels uniquement pour des finalités précises et légitimes. En dehors de ces cas, même avec information préalable, l’usage est illégal.
| Usage autorisé | Exemple concret |
|---|---|
| Transport et facturation de prestations | Horodatage des livraisons, preuve de passage chez un client |
| Sécurité des véhicules et des marchandises | Antivol, récupération en cas de vol, alerte sortie de zone |
| Allocation optimale des moyens | Envoi du technicien le plus proche en cas de dépannage urgent |
| Contrôle du temps de travail | Uniquement si aucun autre moyen n’est disponible pour ce contrôle |
Usages interdits : ce que la loi prohibe
Ces interdictions s’appliquent même si les salariés ont été informés de l’existence du traceur. La finalité légitime déclarée doit correspondre à l’usage réel — tout détournement est sanctionnable.
| Usage interdit | Pourquoi c’est illégal |
|---|---|
| Surveillance permanente et continue des déplacements | Disproportionné — contraire à L.1121-1 et aux recommandations CNIL |
| Contrôle des vitesses de conduite | Finalité non admise par la CNIL pour la géolocalisation GPS |
| Géolocalisation en dehors des heures de travail | Atteinte à la vie privée — le droit à la déconnexion s’applique |
| Suivi des VRP et commerciaux dans leurs déplacements libres | Leur autonomie d’organisation leur confère une protection renforcée |
💡 Principe de finalité : les données collectées ne peuvent être utilisées qu’aux fins déclarées. Un traceur déployé pour la sécurité ne peut pas ensuite servir à contrôler les horaires — c’est un détournement de finalité sanctionnable par la CNIL.
Types de véhicules et règles applicables
| Type de véhicule | Consentement requis ? | Déconnexion hors travail |
|---|---|---|
| 100 % professionnel (aucun usage privé) | Non — information suffit | Non autorisée pendant les heures de travail |
| Véhicule de fonction (usage mixte pro/perso) | Non — information suffit | Obligatoire hors temps de travail |
| Véhicule personnel du salarié | Oui — consentement obligatoire | Oui à tout moment |
Droits des salariés et bouton « vie privée »
Pour les véhicules à usage mixte (voiture de fonction utilisée aussi à titre privé), le salarié dispose d’un droit à la déconnexion en dehors de ses heures de travail. Ce droit se matérialise par un bouton ou une fonction dans l’interface de la plateforme de géolocalisation permettant de suspendre la transmission des données.
Soir et week-end
Le salarié peut désactiver la géolocalisation hors temps de travail. L’employeur ne peut pas accéder à ces données personnelles.
Congés et arrêts maladie
La géolocalisation doit être suspendue. Conserver des données de déplacement pendant un congé est illégal.
Droit d’accès (RGPD Art. 15)
Chaque salarié peut demander à consulter les données GPS collectées le concernant. L’employeur dispose d’un mois pour répondre.
Droit à l’effacement
À la fin du contrat, les données personnelles du salarié doivent être supprimées dans les délais légaux.
Obligation de consulter le CSE
Avant tout déploiement d’un dispositif de géolocalisation, l’employeur est tenu de consulter le Comité Social et Économique (CSE), conformément à l’article L.2312-38 du Code du travail. Le CSE doit être informé des caractéristiques du dispositif — données collectées, finalité, durée de conservation — et rendre un avis avant la mise en place.
Déployer un traceur GPS sans consulter le CSE constitue un délit d’entrave — une infraction pénale distincte des obligations CNIL. Les deux sanctions sont cumulables.
Durée de conservation des données GPS
La CNIL fixe des durées maximales impératives. Passé ces délais, la suppression des données est obligatoire et automatique.
| Usage de la donnée GPS | Durée maximale | Source |
|---|---|---|
| Suivi temps réel et historique de déplacements | 2 mois | CNIL |
| Optimisation des tournées / preuves de prestation | 1 an | CNIL |
| Gestion et contrôle du temps de travail | 5 ans | CNIL |
Sanctions CNIL et pénales : exemples réels
Amende CNIL — 30 000 €
Flotte équipée sans information des salariés. Une PME a déployé des traceurs GPS sur l’ensemble de sa flotte sans informer ses équipes. Saisie par un salarié, la CNIL a condamné l’entreprise et imposé une reprise complète de la procédure. Le fait que les véhicules appartiennent à l’entreprise ne suffit pas.
Prud’hommes — licenciement requalifié
Données GPS utilisées sans information préalable. Des données de géolocalisation ont été écartées par le conseil des prud’hommes car collectées sans information préalable du salarié. Le licenciement a été requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse, avec indemnités à la clé.
RGPD — jusqu’à 20 millions d’euros
Violation grave du RGPD. En cas de traitement massif sans base légale, les sanctions RGPD peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial, le montant le plus élevé étant retenu.
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Respect de la vie privée
La vie privée est un droit fondamental protégé par la Constitution française et la Convention européenne des droits de l’homme. En matière de géolocalisation, ce principe se traduit par une règle simple : toute personne a le droit de contrôler les informations relatives à ses déplacements. Nul ne peut y accéder sans son accord.
Cette protection s’applique dans toutes les sphères — professionnelle, familiale, personnelle. Elle ne cède que face à des exceptions strictement définies par la loi : la protection d’un enfant mineur, la sécurité des biens que l’on possède, et les enquêtes judiciaires menées par les forces de l’ordre dans un cadre légal.
Localiser le téléphone d’une tierce personne — conjoint, ami, proche — sans son accord constitue une atteinte à la vie privée au sens de l’article 226-1. Dans un contexte de harcèlement ou de stalking, cela peut cumulativement relever de l’article 222-33-2-2 du Code pénal. Les sites qui promettent de « localiser un numéro de téléphone gratuitement » sont soit des arnaques, soit des violations de la loi : les opérateurs ne transmettent ces données que sur réquisition judiciaire.
Sphère familiale
C’est dans la sphère familiale que les demandes sont les plus fréquentes — et les malentendus les plus courants. Le droit ne fait pas de sentiment : le lien affectif ne remplace pas le consentement.
Le cas du conjoint. C’est là où beaucoup de personnes se brûlent. Intuitivement on se dit « c’est ma voiture, je fais ce que je veux ». Sauf que si votre conjoint conduit le véhicule, vous tracez ses déplacements. Et ça, c’est illégal sans son accord — quel que soit l’état de la relation.
En contexte conjugal : jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 60 000 € d’amende. Un particulier a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir installé un traceur sous la voiture de son ex-conjoint pendant une procédure de divorce. Le traceur avait été découvert lors d’une révision mécanique — et les données de l’opérateur réseau ont permis de remonter jusqu’à lui.
Le cas des enfants mineurs. Tracer votre enfant mineur est autorisé dans un but de protection — savoir où il est, s’assurer qu’il rentre de l’école, localiser son téléphone en cas de perte. L’enfant doit être informé selon son âge. La surveillance doit rester proportionnée : un suivi permanent et intrusif de tous ses déplacements jusqu’à 18 ans peut être contesté.
Le cas du proche ou de l’ami. Aucune exception ici. Un ami adulte, un parent âgé, un frère — il faut son consentement explicite. Les applications de localisation partagée (Google Maps, Find My…) sont légales précisément parce que les deux parties acceptent le partage et peuvent l’arrêter à tout moment.
Surveillance des véhicules et objets
Une règle simple s’applique ici : vous pouvez surveiller ce qui vous appartient, à condition de ne pas surveiller les personnes qui l’utilisent sans leur accord.
Installer un traceur GPS voiture sur votre propre véhicule pour vous protéger contre le vol est parfaitement légal. Si vous seul conduisez ce véhicule, aucune autre démarche n’est requise. Si d’autres personnes l’utilisent régulièrement — membre de la famille, employé de maison, proche — elles doivent en être informées.
Le même principe s’applique aux objets de valeur : remorque, camping-car, équipement professionnel, loueurs de véhicules ou de matériel. La géolocalisation est légale dès lors qu’elle vise à protéger le bien et non à surveiller les personnes qui l’utilisent à leur insu.
Votre propre véhicule
Légal sans restriction si vous seul l’utilisez. Information requise si d’autres personnes le conduisent régulièrement.
Matériel et engins BTP
Légal pour protection contre le vol. Le traceur pour le BTP permet aussi la gestion d’actifs et la facturation chantier.
Flotte de véhicules
Légal avec information des salariés et consultation du CSE. La gestion de flotte logistique est l’un des usages les plus courants.
Objets de valeur
Légal pour protéger vos biens : remorque, bateau, équipements coûteux. Aucune contrainte particulière si vous êtes le seul à les utiliser.
Conformité RGPD : les 5 étapes pour les entreprises
Depuis mai 2018, les entreprises n’ont plus à déclarer à la CNIL leurs systèmes de géolocalisation. Mais les obligations substantielles persistent. Voici le parcours de conformité pour déployer un traceur de flotte sans risque.
Vérifier si un DPO est requis
Si votre entreprise traite des données personnelles à grande échelle, un Délégué à la Protection des Données (DPO) est obligatoire. Impliquez-le dès le début du projet de géolocalisation — il peut vous éviter des erreurs coûteuses avant le déploiement.
Réaliser une analyse d’impact (AIPD) si nécessaire
Pour les flottes importantes ou les usages sensibles, une Analyse d’Impact sur la Vie Privée (AIPD / PIA) peut être requise. Elle évalue les risques du traitement et les mesures pour les réduire. Pas forcément nécessaire pour une petite flotte avec un usage simple et bien défini.
Inscrire le dispositif dans le registre des traitements
Toute collecte de données doit figurer dans le registre des activités de traitement. Ce document interne doit mentionner : finalité, données collectées, durée de conservation, mesures de sécurité. La CNIL peut le demander lors d’un contrôle.
Informer les salariés et consulter le CSE
Note interne datée, avenant au contrat, courrier individuel — la forme importe moins que la preuve. Vous devez démontrer que chaque salarié a été informé avant le début du traçage. Parallèlement, consultez le CSE (Art. L.2312-38) et conservez son avis. Les deux preuves sont indispensables.
Mettre en place les mesures de sécurité
Chiffrement des données, accès restreint aux personnes habilitées, suppression automatique à l’échéance, bouton « vie privée » activé pour les véhicules mixtes. En cas de violation de données, l’entreprise est responsable et doit notifier la CNIL sous 72 heures.
📎 La CNIL a publié une fiche pratique sur la géolocalisation des véhicules de salariés — c’est la référence officielle. À lire obligatoirement avant tout déploiement.
À retenir
Tracer sans consentement = illégal
Art. 226-1 Code pénal : 1 an de prison et 45 000 € d’amende. Peines doublées en contexte conjugal.
Entreprise : informer + consulter le CSE
Information individuelle préalable de chaque salarié ET consultation du CSE (Art. L.2312-38) avant tout déploiement.
Usages autorisés CNIL
Sécurité des véhicules, facturation de prestations, allocation de moyens, contrôle temps de travail si aucun autre moyen.
Usages interdits CNIL
Surveillance permanente, contrôle des vitesses, géolocalisation hors temps de travail, suivi des commerciaux libres.
Conservation : 2 mois → 5 ans
2 mois (historique standard), 1 an (preuves prestation), 5 ans (temps de travail). Suppression obligatoire à l’échéance.
Droit à la déconnexion
Véhicule de fonction : le salarié peut désactiver la géolocalisation hors temps de travail via le bouton « vie privée ».
Questions fréquentes
Un employeur peut-il installer un traceur GPS sans prévenir ses salariés ?
Non. L’information préalable et individuelle est obligatoire avant tout déploiement (Art. L.1222-3 Code du travail). L’absence d’information expose l’employeur à des sanctions CNIL et prud’homales — cumulables. Le fait que les véhicules appartiennent à l’entreprise ne suffit absolument pas.
Le salarié peut-il refuser la géolocalisation de son véhicule de société ?
Pendant les heures de travail, non — si l’employeur a respecté la procédure d’information et justifie d’une finalité légitime. En dehors du temps de travail, le salarié peut activer le bouton « vie privée » sur les véhicules à usage mixte. Si l’entreprise n’a pas respecté ses obligations, le salarié peut saisir la CNIL ou les prud’hommes.
Combien de temps un employeur peut-il conserver les données GPS de ses salariés ?
Selon la CNIL : 2 mois pour l’historique standard de déplacements, 1 an pour l’optimisation des tournées et les preuves de prestation, 5 ans pour la gestion du temps de travail. La suppression des données à l’échéance est obligatoire — la conservation au-delà est une infraction.
Les VRP et commerciaux peuvent-ils être géolocalisés ?
Oui, sous conditions renforcées. Leur autonomie dans l’organisation de leurs déplacements leur confère une protection accrue. La géolocalisation doit se limiter à des finalités précises et déclarées — sécurité, facturation, suivi du temps de travail si aucun autre moyen n’est possible. Le contrôle permanent de leurs déplacements libres est interdit.
Puis-je tracer le téléphone de mon enfant mineur ?
Oui, dans un but de protection. L’enfant doit être informé selon son âge — pas nécessairement pour obtenir son consentement formel, mais la transparence est fortement recommandée. La surveillance doit rester proportionnée : un suivi permanent et intrusif de tous les déplacements d’un adolescent peut être remis en cause juridiquement.
Est-il légal de tracer la voiture de mon conjoint ?
Non, sans son consentement explicite. Le mariage ou la vie commune ne donne aucun droit de surveiller les déplacements de l’autre à son insu. Si le véhicule est commun, installer un traceur sans accord est un délit pénal — avec des peines aggravées en contexte conjugal : 2 ans d’emprisonnement et 60 000 € d’amende.
Que risque-t-on à tracer quelqu’un sans consentement ?
Jusqu’à 1 an de prison et 45 000 € d’amende pour un particulier (Art. 226-1 Code pénal). En contexte conjugal : 2 ans et 60 000 €. Pour une entreprise en infraction RGPD : jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du CA mondial. Les condamnations sont réelles — les traceurs ne sont pas anonymes et les opérateurs réseau répondent aux réquisitions judiciaires.
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En France, l’utilisation d’un traceur GPS pour suivre une personne sans son consentement constitue une atteinte à la vie privée, sanctionnée par l’article 226-1 du Code pénal. Cette infraction est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Si l’auteur des faits est le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité (PACS), les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 euros d’amende.
Par ailleurs, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.
Est-ce légal de suivre quelqu’un ?
Il est donc essentiel de respecter le droit à la vie privée et d’obtenir le consentement préalable de la personne concernée avant d’utiliser un dispositif de géolocalisation.
Le fait de suivre une personne en utilisant un traceur GPS sans son consentement est un acte illégal dans la plupart des pays. Cela peut être considéré comme du harcèlement ou de l’espionnage, et peut entraîner des poursuites judiciaires et des peines sévères.
Il est donc important de savoir comment vous protéger et vous prémunir de ce genre de comportement.
Comment savoir si ma voiture est équipée d’un traceur GPS ?
Il est de plus en plus fréquent de voir des voitures équipées de traceurs, ces dispositifs permettant de suivre l’emplacement et les déplacements de divers véhicules. Ces traceurs peuvent être installés par les propriétaires pour des raisons de sécurité ou par les compagnies d’assurance pour surveiller les habitudes de conduite de leurs clients. Si vous vous demandez si votre véhicule est équipé d’un tracker, voici quelques pistes pour vous aider à le découvrir.
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles vous voudriez savoir si votre voiture est équipée d’un traceur. Peut-être êtes-vous soucieux de votre vie privée ou peut-être avez-vous simplement acheté une voiture de seconde main ayant subi des modifications. Quoi qu’il en soit, il existe plusieurs moyens de déterminer si votre véhicule est équipé d’un traceur.
Que faut-il inspecter en priorité ?
Tout d’abord, il est important de savoir que les traceurs sont généralement installés de manière discrète, de sorte qu’il n’est pas toujours facile de les repérer. Cependant, il y a quelques signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Si vous remarquez des fils ou des câbles étranges sous le tableau de bord ou dans le coffre de votre voiture, cela pourrait être un indice que votre véhicule est équipé d’un traceur. Ensuite, vous pouvez regarder sous le capot de votre voiture. Si vous avez un traceur, il devrait y avoir une boîte de commande qui se trouve généralement près de la batterie. Cette boîte est reliée à un récepteur GPS, qui est responsable de suivre votre emplacement en temps réel. Si vous ne trouvez pas de boîte de commande ou de récepteur GPS sous le capot, il y a de fortes chances que votre voiture ne soit pas équipée d’un traceur
Souvent un traceur doit être alimenté, cela peut être fait de plusieurs façons:
-
-
- via la prise OBD
- via la batterie de la voiture
- via une dérivation d’une alimentation
-
Alimentation via prise OBD:
Une prise OBD (On-Board Diagnostics) est un connecteur standard présent sur la plupart des véhicules modernes, permettant d’accéder aux données du système électronique du véhicule. Initialement conçue pour le diagnostic et la maintenance automobile, elle est aujourd’hui aussi utilisée pour alimenter certains dispositifs, comme les traceurs GPS.
Un traceur GPS branché sur la prise OBD bénéficie d’une alimentation continue fournie par le véhicule, éliminant ainsi le besoin d’une batterie interne. En plus de la localisation en temps réel, il peut également recueillir des informations sur la vitesse, le régime moteur ou d’autres paramètres du véhicule, offrant ainsi une solution simple et efficace pour le suivi des flottes ou la gestion de véhicules personnels.
Alimentation via batterie:
Un traceur GPS peut être directement alimenté par la batterie d’un véhicule en se connectant aux bornes positive et négative. Cette méthode d’alimentation assure un fonctionnement continu du traceur sans dépendre d’une batterie interne, ce qui est particulièrement utile pour le suivi à long terme.
L’installation se fait généralement en branchant les fils d’alimentation du traceur aux câbles électriques du véhicule, souvent via un fusible pour éviter les surtensions. Certains modèles sont conçus pour se mettre en veille lorsque le moteur est éteint afin de minimiser la consommation d’énergie. Cette solution est idéale pour les véhicules professionnels, les flottes ou la protection contre le vol.
Quels sont les moyens de vérifier ?
Il est possible de vérifier si votre voiture est équipée d’un traceur en utilisant un détecteur ou un brouilleur. Ces dispositifs, qui peuvent être achetés en ligne ou dans les magasins spécialisés, permettent de repérer les traceurs grâce à une technologie de détection de fréquences radio. Il suffit de passer le détecteur autour de votre voiture et de suivre les instructions du manuel d’utilisation pour savoir si un traceur est présent et communique. Cependant, il est important de noter que ces détecteurs ne sont pas infaillibles et qu’il est possible qu’ils ne détectent pas tous les types de traceurs.
Si vous avez des doutes sur la présence d’un traceur sur votre voiture, vous pouvez toujours faire appel à un professionnel pour vérifier votre véhicule.
Les pratiques recommandées
- Achetez un détecteur de traceur GPS : il existe des appareils qui peuvent détecter la présence d’un traceur GPS sur votre véhicule ou dans votre sac à main.
- Utilisez un brouilleur GPS : ces appareils peuvent perturber le signal GPS, ce qui rend difficile pour un traceur de suivre votre emplacement.
- Soyez vigilant : soyez conscient de votre environnement et faites attention aux personnes qui pourraient essayer de placer un traceur GPS sur votre véhicule.
Il est important de noter que l’utilisation d’un brouilleur GPS ou d’un détecteur de traceur peut être illégale dans certains pays. Assurez-vous de connaître les lois locales avant d’utiliser ces dispositifs.
Si toutefois, vous souhaitez protégez votre véhicule, n’hésitez pas à consulter nos produits.
En conclusion, comment savoir si ma voiture est équipé d’un traceur GPS ?
Il existe plusieurs méthodes pour savoir si votre voiture est équipée d’un traceur GPS. Vous pouvez chercher des indices physiques tels que des fils ou câbles étranges, vérifier le manuel d’utilisation de votre véhicule ou demander à votre concessionnaire ou compagnie d’assurance. Vous pouvez également utiliser un détecteur de traceur, mais il est important de noter que ces dispositifs ne sont pas infaillibles. En prenant ces précautions, vous pourrez être sûr de ne pas être suivi par un traceur indésiré.
Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter le site de la CNIL ou bien notre article : Traceurs GPS/loi : quelles sont les limites légales de son utilisation ?
