Géolocalisation en zone ATEX
Un traceur GPS ATEX permet de suivre les actifs qui stationnent dans une atmosphère explosive ou qui la traversent : conteneurs-citernes, GRV, remorques ADR, bennes de déchets dangereux. L'ULTRA ATEX de TRAKmy est certifié ATEX et IECEx II 2 GD, donc utilisable en zones 1, 2, 21 et 22 (pas en zones 0 et 20).
Il communique en NB-IoT et LTE-M sans carte SIM, tient jusqu'à 10 ans selon l'usage et rejoint la même plateforme que le reste du parc. Mise à disposition des clients début 2027, les projets s'étudient dès maintenant.
Sur un site chimique, dans une raffinerie, un silo de céréales ou un centre de traitement de déchets, une partie des contenants passe chaque jour par une zone classée. C'était jusqu'ici l'angle mort de la géolocalisation : un traceur ordinaire n'a pas le droit d'y entrer. Résultat, les citernes et les GRV les plus coûteux du parc restent suivis au tableur, au bon de livraison et au coup de téléphone. Voici ce que change l'arrivée d'un traceur ATEX certifié, où il peut aller, où il ne peut pas aller, et comment préparer un déploiement sans mauvaise surprise le jour de l'audit.
Pourquoi géolocaliser un actif qui entre en zone ATEX ?
Réponse directe : parce que les actifs qui transitent par une atmosphère explosive sont souvent les plus chers et les plus contrôlés du parc, et qu'aucun traceur non certifié ne peut légalement les accompagner en zone classée. Un traceur ATEX supprime cette exception et met tout le parc dans une seule vue.
Un conteneur-citerne, un GRV certifié UN 31A ou une remorque citerne ADR représentent un capital immobilisé important. Ils tournent entre le site de production, les sites clients, les dépôts de lavage et les centres de réépreuve. Chaque jour où l'un d'eux dort chez un client sans être refacturé, c'est de la marge perdue. Chaque contenant introuvable au moment d'une inspection périodique, c'est un retard de conformité.
Le problème est simple : ces actifs passent par des zones où une atmosphère explosive peut se former. Le chargement, le dépotage, le stockage tampon près d'une unité de production ou d'un silo se font en zone classée. Installer un boîtier électronique ordinaire sur l'actif revient à introduire une source d'inflammation potentielle là où la réglementation l'interdit. Beaucoup d'exploitants ont donc renoncé, ou équipé seulement la partie du parc qui ne s'approche jamais des zones à risque. Le traceur GPS ULTRA ATEX lève ce blocage : il est conçu et certifié pour rester fixé sur l'actif quand celui-ci entre en zone 1, 2, 21 ou 22.
Ce que l'on gagne avec un traceur ATEX est le même que pour un parc classique, appliqué enfin aux actifs sensibles : savoir où se trouve chaque contenant, depuis quand il n'a pas bougé, combien de jours il est resté chez chaque client et s'il a subi un choc pendant le transport. Ce sont les fondamentaux de l'asset tracking par secteur d'activité, avec une contrainte réglementaire en plus.
Quels secteurs et quels actifs sont concernés ?
Réponse directe : la chimie, la pétrochimie, l'agroalimentaire à poussières (céréales, sucre, farine), la pharmacie, la cosmétique, la peinture et le traitement des déchets dangereux. Les actifs suivis sont surtout des contenants mobiles : conteneurs-citernes, GRV, remorques ADR, bennes et supports retournables.
Un traceur ATEX ne sert pas à surveiller une installation fixe en zone ATEX. Il sert à suivre un objet qui bouge et qui, à un moment de son cycle, stationne en zone classée ou la traverse. Six cas d'usage reviennent dans la plupart des projets.
Localisation, arrivées et départs de site, durée de séjour chez le client, rotation du parc. L'objectif est de réduire le nombre de citernes nécessaires pour un même volume livré et de facturer les jours de stationnement au réel.
Les grands récipients pour vrac circulent entre sites et clients, puis reviennent au lavage. Le suivi documente qui détient quoi, depuis quand, et repère les GRV qui ne reviennent jamais.
Position, activité et chocs pendant le transport de marchandises dangereuses, y compris lors des phases de chargement en zone classée. Utile pour les flottes non motorisées décrites dans notre page transporteurs et flottes.
Silos, meuneries, sucreries, aliments pour animaux : les zones 21 et 22 sont fréquentes autour des points de transfert. Les big bags sur palette, les trémies mobiles et les conteneurs vrac y passent tous les jours.
Solvants usagés, chiffons souillés, résidus de peinture : les contenants en rotation chez les producteurs de déchets entrent souvent en zone classée. Le principe rejoint celui de la gestion de bennes et conteneurs.
Un loueur qui fournit des contenants ou des équipements à des sites chimiques veut savoir quand le matériel arrive, combien de temps il reste et quand il repart, sans dépendre du bon de retour. Voir notre page loueurs de matériel.
Le point commun : un actif mobile, de valeur, souvent propriété d'une société et utilisé chez une autre. C'est là que la perte de visibilité coûte le plus cher. Pour les flux entre ateliers, stockages et unités d'un même site industriel, la logique est détaillée sur notre page industrie ; pour la chaîne complète du chargement au client, sur la page logistique et transport.
Dans quelles zones ATEX peut-on installer un traceur GPS ?
Réponse directe : un traceur marqué II 2 GD, comme l'ULTRA ATEX, s'installe en zones 1 et 2 pour les gaz et en zones 21 et 22 pour les poussières. Il est exclu des zones 0 et 20, où l'atmosphère explosive est permanente ou fréquente, comme l'intérieur d'une citerne.
Le zonage découle de la directive européenne 1999/92/CE sur la protection des travailleurs, transposée dans le Code du travail (articles R4227-42 et suivants). L'exploitant classe ses emplacements selon la probabilité de présence d'une atmosphère explosive. L'INRS (page zonage et marquage, mise à jour en 2022) résume la correspondance entre zone et catégorie de matériel.
| Zone | Atmosphère explosive | Catégorie exigée | ULTRA ATEX |
|---|---|---|---|
| Zone 0 (gaz) | Permanente ou fréquente | 1 | ✕ Non |
| Zone 1 (gaz) | Occasionnelle en fonctionnement normal | 2 ou 1 | ✓ Oui |
| Zone 2 (gaz) | Rare et de courte durée | 3, 2 ou 1 | ✓ Oui |
| Zone 20 (poussières) | Nuage permanent ou fréquent | 1 | ✕ Non |
| Zone 21 (poussières) | Nuage occasionnel en fonctionnement normal | 2 ou 1 | ✓ Oui |
| Zone 22 (poussières) | Nuage rare et de courte durée | 3, 2 ou 1 | ✓ Oui |
En pratique, la plupart des actifs mobiles ne séjournent pas en zone 0 : l'intérieur de la cuve l'est, l'extérieur de la virole ou le châssis le sont rarement. Le traceur se pose à l'extérieur, sur une partie de l'actif que le document de zonage classe en zone 1 ou 2. C'est ce qui rend un appareil de catégorie 2 suffisant pour la quasi-totalité des cas d'usage logistiques.
⚠️ Le classement reste de la responsabilité de l'exploitant. Il figure dans son document relatif à la protection contre les explosions (DRPCE), qui fait partie du document unique. Ni le fabricant du traceur ni l'intégrateur ne peuvent décider à sa place de la zone d'un emplacement. Avant toute pose, demandez l'extrait du zonage qui concerne les points de passage de l'actif.
Que signifie le marquage II 2 GD d'un traceur ATEX ?
Réponse directe : II signifie industries de surface hors mines, 2 désigne la catégorie (zones 1 et 21 autorisées), G les gaz et D les poussières. Les mentions Ex ib IIC T4 Gb et Ex ib IIIC T135 °C Db précisent le mode de protection, les groupes de gaz et de poussières couverts et la température maximale de surface.
La directive 2014/34/UE, dite ATEX « produits », impose ce marquage sur tout appareil destiné à une atmosphère explosive dans l'Union européenne. Le texte est consultable sur EUR-Lex (directive 2014/34/UE). Voici comment se lit celui de l'ULTRA ATEX, segment par segment.
Groupe II : industries de surface, hors mines grisouteuses. Catégorie 2 : haut niveau de protection, adapté aux zones 1 et 21. G et D : l'appareil est certifié à la fois pour les gaz et vapeurs et pour les poussières combustibles.
Mode de protection par sécurité intrinsèque, niveau « b ». L'énergie électrique disponible dans le circuit reste trop faible pour enflammer l'atmosphère, même en cas de défaut. C'est le mode naturel d'un appareil sur pile.
IIC : tous groupes de gaz, y compris les plus sensibles comme l'hydrogène et l'acétylène. T4 : la surface ne dépasse pas 135 °C. Gb : niveau de protection du matériel pour la zone 1 en atmosphère gazeuse.
IIIC : toutes poussières, y compris conductrices (métalliques). T135 °C : température maximale de surface. Db : niveau de protection pour la zone 21.
Deux informations complètent le marquage et doivent figurer dans votre dossier : les numéros de certificat (ATEX DEKRA 26ATEX0011X et IECEx DEK 26.0004X pour l'ULTRA ATEX) et les limites d'emploi. La température ambiante admise va de -20 °C à +60 °C, l'altitude maximale est de 2 000 m pour l'ATEX et de 4 000 m pour l'IECEx. Le « X » final des certificats signale des conditions particulières d'utilisation, détaillées plus bas.
Quant à l'IECEx, c'est le schéma international de certification de la Commission électrotechnique internationale. Il n'a pas de valeur légale propre dans l'Union, où seule l'ATEX fait foi, mais il est reconnu ou exigé dans de nombreux pays hors UE et facilite les projets multi-pays.
Que vérifier avant de déployer des traceurs en zone classée ?
Réponse directe : sept points, dans cet ordre : le zonage des emplacements traversés, le marquage du traceur face à vos produits, le support de fixation, la couverture réseau des sites, la cadence de remontée, la durée de vie du parc et la place des accessoires BLE hors zone.
Cette liste de contrôle pour un traceur en zone ATEX est celle que nous déroulons avec chaque client pendant l'étude de projet. Elle peut être copiée telle quelle dans un cahier des charges ; pour la méthode générale, voir aussi notre cahier des charges de géolocalisation.
Pour chaque type d'actif, lister les emplacements où il stationne (quai, parc tampon, aire de dépotage, lavage) et la zone de chacun selon le DRPCE de l'exploitant. Un seul passage en zone 0 ou 20 suffit à exclure la pose à cet endroit de l'actif.
Vérifier que le groupe de gaz (IIC couvre tout) et la classe de température (T4, 135 °C) conviennent aux substances manipulées. Un produit dont la température d'auto-inflammation est inférieure à 135 °C impose une autre classe.
L'installation est fixe, par vis ou rivets (deux trous de 7 × 9 mm, entraxe 115 mm). Sur un équipement sous pression ou une citerne de transport, le perçage doit être validé par le constructeur ou l'organisme qui suit l'équipement.
Le plan EXTENDED inclus couvre l'Europe et l'Amérique du Nord en NB-IoT et LTE-M. Vérifier les sites clients sur notre carte de couverture NB-IoT. Hors réseau, les positions sont mémorisées puis renvoyées au retour de la couverture.
Un conteneur-citerne qui reste trois semaines chez un client n'a pas besoin d'une position toutes les dix minutes. Une cadence adaptée au mouvement (plus dense au départ et à l'arrivée) préserve la batterie.
La batterie de 10 800 mAh n'est pas remplaçable et le boîtier ne doit jamais être ouvert. La plateforme affiche une prédiction de durée de vie par traceur : on remplace le traceur, pas la pile.
Géobalises, ancres et capteurs BLE externes ne sont pas certifiés ATEX. Ils s'installent uniquement hors zone classée, par exemple à l'entrée du parc tampon ou dans le local de lavage non classé.
💡 Conseil terrain : activez les traceurs par aimant en extérieur, ciel dégagé, et attendez le statut « en ligne » sur la plateforme avant de les fixer. Posez-les le plus haut possible, à la verticale, sans les masquer par une pièce métallique, avec un isolant (bois, plastique) si la paroi chauffe au soleil.
ULTRA ATEX ou ULTRA L+ : quel traceur choisir ?
Réponse directe : l'ULTRA ATEX si l'actif entre, même brièvement, en zone 1, 2, 21 ou 22. L'ULTRA L+ s'il n'y entre jamais : même format, même double réseau, mais batterie remplaçable et pose magnétique possible. Les deux remontent sur la même plateforme.
L'ULTRA ATEX reprend la base de l'ULTRA L+ : boîtier de 130 × 72 × 36 mm, IP68 et IP69K, IK09, GPS et Galileo, balayage Wi-Fi pour l'intérieur, BLE 5.0, cinq capteurs intégrés (activité, orientation, tamper virtuel, température, chocs). La certification change trois choses : le poids, la batterie et la fixation.
| Critère | ULTRA ATEX | ULTRA L+ |
|---|---|---|
| Zones explosives | Zones 1, 2, 21, 22 | Interdit en zone classée |
| Certification | ATEX + IECEx, CE, FCC | CE, FCC |
| Réseau | NB-IoT + LTE-M | NB-IoT + LTE-M |
| Batterie | Li-SoCl₂ 10 800 mAh, non remplaçable | Li-SoCl₂ 10 800 mAh, remplaçable |
| Autonomie | Jusqu'à 10 ans selon conditions et usage | Jusqu'à 10 ans selon la fréquence de remontée |
| Poids | 270 g | 212 g |
| Fixation | Fixe, vis ou rivets | 6 options, dont aimants |
| Capteurs BLE externes | Hors zone classée uniquement | Oui |
Sur un parc mixte, la bonne réponse est souvent les deux : l'ULTRA ATEX sur les contenants qui passent en zone, l'ULTRA L+ ou l'ULTRA N+ sur les remorques, les racks et le matériel qui restent en dehors. Le comparatif des traceurs GPS TRAKmy donne la vue complète de la gamme. Un REACT filaire, lui, n'a pas sa place sur un actif qui entre en zone classée.
ULTRA ATEX pour tout actif qui touche une zone classée
Quels sont les pièges d'un projet de géolocalisation ATEX ?
Réponse directe : croire que tout le kit est certifié, poser le traceur au mauvais endroit, oublier l'électricité statique, percer sans accord du constructeur et confondre couverture réseau et reconnaissance du certificat hors UE. Chacun de ces points peut bloquer un déploiement à l'audit.
Sur les projets en zone ATEX, ces erreurs apparaissent davantage en phase pilote qu'en phase de choix. Mieux vaut les traiter dans le cahier des charges.
⚠️ Seul le traceur est certifié. Les géobalises, ancres de zone et capteurs BLE (température, contact, niveau) ne sont pas ATEX. Un projet qui prévoit une géobalise sur un quai de chargement classé doit être revu.
⚠️ Boîtier non métallique, risque électrostatique. Le certificat impose de l'installer à l'écart des accumulations de charges : écoulement de poussières, flux d'air important, surfaces en frottement. Le nettoyage se fait uniquement au chiffon humide, jamais au chiffon sec.
⚠️ Pas de pose amovible. Aucun kit magnétique n'est proposé sur ce modèle. Un traceur qu'on déplace d'un actif à l'autre au gré des besoins ne respecte pas la condition d'installation fixe.
⚠️ Réseau et certification sont deux sujets. Être couvert en LTE-M au Canada ne vaut pas reconnaissance du certificat ATEX. Hors Union européenne, vérifiez l'exigence locale (IECEx ou schéma national) pour vos zones classées.
Dernier piège, plus discret : vouloir équiper l'intérieur d'une cuve ou d'une trémie pour « voir le niveau ». L'intérieur est en zone 0 ou 20 et le traceur n'y a pas sa place. La mesure de niveau passe par d'autres capteurs, posés hors zone ou certifiés pour ces zones.
Côté transport, la réglementation des marchandises dangereuses s'applique en parallèle : l'ADR 2025 publié par la CEE-ONU (en vigueur depuis le 1er janvier 2025) et, en France, l'arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié notamment par l'arrêté du 3 décembre 2024 (AIDA, INERIS). Le traceur ne modifie aucune obligation ADR, mais toute intervention sur une citerne doit rester compatible avec son agrément.
Quand le traceur ULTRA ATEX sera-t-il disponible ?
Réponse directe : l'ULTRA ATEX sera mis à disposition des clients TRAKmy début 2027. Les projets peuvent être étudiés dès aujourd'hui : zonage, actifs, couverture réseau et dimensionnement de la cadence, pour un déploiement prêt au lancement.
Un projet de traceur ATEX demande plus de préparation qu'un déploiement classique. Il faut obtenir les extraits de DRPCE, faire valider le support par le constructeur de l'actif et parfois par le service HSE du client final. Ces étapes prennent plusieurs semaines. Les engager maintenant permet de commencer le pilote dès l'arrivée des premières unités.
Inventaire des actifs concernés, zonage des emplacements, choix des points de pose, revue de couverture des sites.
Pilote sur un échantillon d'actifs et deux ou trois sites, réglage de la cadence et des alertes de départ, d'arrivée et de séjour.
Généralisation sur le parc, intégration ERP par API et choix du plan plateforme adapté.
Côté logiciel, rien de nouveau à apprendre : l'ULTRA ATEX remonte sur la plateforme TRAKmy. Le plan Essential couvre la carte, l'historique et les géo-zones ; le plan Professional ajoute l'analyse des visites et les rapports planifiés, utiles pour mesurer la durée de séjour des citernes chez chaque client ; le plan Analytics apporte les taux d'utilisation et les tableaux de bord de flotte. Le tout est présenté sur notre page solution de géolocalisation pour les professionnels.
Questions fréquentes
Réponse directe : les questions qui reviennent portent sur les zones autorisées, la batterie, la fixation, les accessoires BLE et la date de disponibilité du traceur ULTRA ATEX.
Un traceur GPS ATEX peut-il aller en zone 0 ?
La batterie du traceur ATEX est-elle remplaçable ?
Comment fixer un traceur ATEX sur une citerne ou un GRV ?
Les géobalises et capteurs BLE sont-ils certifiés ATEX ?
Quand le traceur ULTRA ATEX sera-t-il disponible ?
Préparez votre déploiement ATEX dès maintenant
Présentez-nous vos actifs, vos sites et vos zones classées. Nous vérifions la couverture réseau, le marquage et les points de pose, pour être prêts au lancement de l'ULTRA ATEX début 2027.

